Écrire dans un journal améliore notre santé ?

Ne pas se fier au clichés

Tenir un journal, c’est sans doute une activité vieillotte et à contre-courant ; mais après tout, marcher ou jardiner aussi, c’est vieillot et à contre-courant. Or, nous avons aujourd’hui quelques de justifications de nous méfier de tout ce qui est moderne et dans le courant, qui souvent n’est là que pour manipuler nos cerveaux et nos lames couleur bleu, pas pour nous aider à réfléchir et devenir de meilleurs hommes. Il nous soutient appréhender ce que nous vivons, à prendre du recul, à accueillir nos émotions, à clarifier nos passions. Déverser ses émotions sur le papier ( ou l’écran ) abaisse la tension artérielle, booste le immunité, atténue les symptômes de l’asthme et de l’arthrite, accélère la cicatrisation, accroit le nombre des globules blancs des sidéens et semble même aider les jeunes à cesser de fumer.

 

 

Les grands écrivains

Bien sûr, lorsqu’il s’agit d’écrivains, le journal a une valeur littéraire unique, mais il est aussi l’occasion de découvrir leur humanité, et de réfléchir sur la nôtre. Et et ensuite, fondamental aussi : ne faites pas comme le champion des personnes toutes catégories, le suisse Henri-Frédéric Amiel, qui rédigea au XIXe siècle un journal intime de plus de 17 000 pages ! Parfois passionnant, dans certains cas barbant, comme tous les journaux. Mais toujours émouvant. Cela permet de prendre du recul sur sa vie. On peut écrire au jour le jour, sur la longue durée, mais je recommande en l’occurrence des séances de trois ou quatre jours consécutifs, durant quinze à trente minutes, à des instants où vous en ressentez le besoin. Écrivez en continu, sans vous inquiéter de vos erreurs. Préférez des sujets émotionnellement forts, vilaines ou joyeux. Évitez néanmoins de retourner sur un traumatisme important trop récent.

Quelques références

Pennebaker pense que l’acte d’écrire change la façon dont nous percevons notre existence. Et il a constaté que certaines formes de narration sont plus efficaces que d’autres. Comme dans les thérapies par la parole, la contrainte de structurer le récit et de le refaire ‘ au lieu de retourner sans arrêt sur les mêmes histoires et émotions ‘ a créé une perspective et une distanciation qui nous aident à analyser les événements et à y se comporter différemment. Si vous faites partie du vaste club des écrivants, la tenue d’un journal prend une autre superficie, vous pouvez l’utiliser pour pratiquer des exercices d’écriture et donc réunir de la matière brute pour tous vos idées.

Graver dans le marbre

Le cahier permet de “graver dans le marbre” les émotions d’un instant. Le lendemain ou quelques jours après avoir écrit, on peut à nouveau ouvrir notre journal pour retrouver les sentiments que l’on éprouvait à un moment précis. Cela soutient prendre du recul, à se demander si aujourd’hui on se trouve dans le même état d’esprit, si l’on n’a pas surréagit, par exemple. Il arrive d’avoir quelque chose sur le cœur, positif ou négatif. Parfois, on ne sait pas à qui en parler : la réaction des proches est redoutée. Ecrire dans un journal intime, c’est aussi éviter d’être face à l’attitude des autres. De plus, ce que l’on va dire à son journal ne “reposera” pas sur les épaules de nos proches.

Raviver sa mémoire

Il n’est pas obligatoire de faire de notre journal intime une œuvre d’art. Mais pour ceux qui n’aiment pas vraiment écrire, il est envisageable de faire du collage, du dessin, des petites annotations, y faire coulisser des motifs fleuris, des objets qui comptent ! Les options sont infinies. Et pour les plus écrivain ( e ) s dans l’âme, des textes poétiques ou du moins avec un effort littéraire peut être une bonne option. Retrouver un carnet que l’on a écrit pendant l’enfance est souvent un moment riche en couleur : à chaque page relue, on se plonge dans nos souvenirs de l’époque. Ecrire dans un carnet durant plusieurs années est un excellent moyen pour se raviver la mémoire lorsqu’on le feuillette.

20 minutes par jours seulement

Consacrer 20 minutes par jour à écrire une histoire aiderait à se remettre d’une rupture amoureuse. Des chercheurs de l’Université d’Arizona aux etats-unis ont observé un groupe de joueurs divorcés ou séparés au cours des trois derniers mois. Certains ont dû écrire leurs sentiments dans un récit narratif avec un début, un milieu, et une fin, en s’inspirant de leur histoire. Bilan : après 8 mois, les résultats démontrent que l’écriture narrative aurait un effet bénéfique sur les joueurs. Ces derniers avaient une pulsation inférieure, une amélioration de leur système nerveux. L’exercice leur aurait aussi permis d’aller de l’avant.

 

 

Rester optimiste

Si on met sur papier les petits bonheurs de notre mode de vie, ceux-ci seront plus encrés en nous. Nous allons nous en souvenir plus longtemps et ça fait du bien ! Des personnes optimistes, tout le monde préfère ça. L’écriture peut aussi aider certaines personnes ayant eu un traumatisme à faire sortir à l’extérieur leurs émotions et ainsi soulager le tension post-traumatique. Cette pratique est aussi bénéfique pour la santé physique. Système de l’immunité, pression sanguine, foie et poumons : tous bénéficient de la pratique régulière de l’écriture ! Trouble de mémoire ? Commencer donc à tenir un journal ! Eh oui, écrire au jour le jour vous permettrait de mieux conserver l’information.

Pennebaker ce visionnaire de l’extrême !

Selon James Pennebaker, souligner ses pensées et réflexions aiderait à se trouver rapidement un stage. Effectivement, ces personnes se connaissent leurs caractéristiques et leurs exploits. Elles peuvent ainsi mieux les mettre de l’avant. Ça est aussi une pratique bénéfique pour les athlètes. En mettant leurs états d’âme sur papier, ça leur permettrait de se focaliser sur le sport lors des tournois et d’avoir de meilleurs résultats. L’écriture favorise la détente et est un traitement contre le tension. Ça est aussi une pratique bénéfique pour les athlètes. En mettant leurs états d’âme sur papier, ça leur permettrait de se focaliser sur le sport lors des tournois et d’avoir de meilleurs résultats. L’écriture favorise la détente et est un traitement contre le tension.